• La peinture à l'huile à l'atelier...je vous apporte mes produits!

    Les grandes étapes: en résumer

     

    L’huile de broyage se nomme : agglutinant. (Huile de noix ou de Lin.)

     

    Ce qui le fluidifie est un diluant. (Médium, cette fois allongé de térébenthine commune, d’essence d’aspic ou de pétrole sansodor)

     

    Le vernis à peindre qu’on lui adjoint est un médium. (Huile + siccatif + térébenthine/sansodor.)améliore le travail.

     

     
    Le vernis de retouche de chez Talens: vernis provisoire, protège et peut se relancer avec la peinture et les couches suivantes.

     

    Le vernis définitif en bombe ou au pinceau  chez Talens, en mat ou en brillant, ou Lefranc Bourgeois.

     

     

     

    Au début du  travail:

    Le diluant

    le rendu dilué= les premiers "jus" qui placent les grandes lignes, la composition, le sujet, les effets, la base de couleurs

    exemple de produits:

    - Sansodor, essence de pétrole sans odeur, marque Windsor et Newton

    - Odourless, idem, de la marque Talens

    - Terpène d'orange en vrac ou de la marque Auro

    Essence de pétrole Lefranc & Bourgeois

    essencedepetroleok

    Référence : Essence

     

    L'essence de pétrole est d'origine purement minérale. Sa principale qualité est de s'évaporer complètement sans laisser de traces. Elle ne graisse pas et ne s'oxyde pas après évaporation. L'essence de pétrole est distillée spécialement pour la peinture à l'huile. Par son pouvoir élevé de pénétration, elle traverse la peinture en profondeur et fluidifie fortement la pâte en la rendant très mobile. Comme l'essence de térébenthine rectifiée, l'essence de pétrole est aussi le diluant de nombreux médiums et vernis.En version sansodor à l'atelier

     Essence d'aspic de lavande Lefranc & Bourgeois

    essncedaspicok

    Référence : Essence

     

    L'essence d'aspic est obtenue par distillation de la lavande. elle est moins volatile des essences c'est pourquoi elle convient à la réalisation d'ébauches à prise lente.

     

    Pendant le travail:

    Lorsqu’on peint à l'huile, ce doit toujours être Gras sur maigre. Cela signifie que la couche du dessous doit toujours se trouver moins grasse que celle qui vient par-dessus. Dans notre procédé, comme la préparation a été faite au gesso artisanal à la colle de peau ou industriel, et que celui-ci absorbe, ce sera presque toujours le cas.

    Dans tous les cas, on veillera à ne pas utiliser la peinture telle qu’elle sort du tube. Selon le résultat que l’on veut obtenir, on lui adjoindra un médium .

     

    Quelques beaux médiums à peindre:

     

     

    vos médiums "fait maison" économiques, pas compliqués, et basiques:

     

     chaque flacon correspond à la semaine concernée

     

    n° 1= 1/3 lin + 2/3 sansodor

     

    n°2 = 50/50 lin et sansodor

     

    n°3= 1/3 sansodor et 2/3 lin

    chaque fois, pensez à ajouter quelques gouttes de siccatif

     

     

     

    Un peu plus sophistiqués:

     

    Térébenthine de Venise

     

    Baume naturel ayant la consistance du miel. Résine extraite du mélèze. Peut être ajouté comme agent plastifiant et brillant dans les couleurs à l'huile et les vernis.
    A utiliser avec précaution (maximum 5%), car l'excès fragilise le film.
    Diluant recommandé : essence de Térébenthine.

    Malheureusement il n'est pas possible de travailler celui-ci à l'atelier car trop d'élèves = trop de solvant dans l'atelier= allergies

     

     

    Ou les médiums industriels:(forte odeur)

    - "quick drying painting medium" chez Talens: medium souple; fluide; séchage rapide (forte odeur)

    - "médium à peindre " de plein de marques différentes, préférez le médium flamand (forte odeur)

    - "térébenthine de Venise" baume (forte odeur) + diluer avec sandodor (forte odeur)

     

    Médium vénitien Lefranc & Bourgeois

    medium_venitien

    Référence : Médium

     

    Prise : -1h

    Séchage : -24h

    Finition : satinée

    Reformulé sans plomb, ce médium à base de cire d'abeille permet de peindre à la touche en créant des effets de fondus (les traces de pinceau s'arrondissent sous son effet). Il rend la pâte plus collante et sa prise quasi immédiate (moins d'une heure), permet de fixer les touches les plus spontanées à la manière des peintres Vénitiens (Le Titien, Véronèse, Le Tintoret) ou des impressionnistes. Son séchage ne dépasse pas 24h et sa finition est satinée. Il est possible de diluer le médium jusqu'à 50% maximum d'essence de pétrole ou de térébenthine.

     

    Les siccatifs:

    reprendre dans le frais, attendre que la couche soit durcie, telles sont les envies des peintres:

    deux siccatifs à conseiller:

    Le siccatif de Harlem:

    mediumsiccatifharlemok

     

    Référence : Médium

     

    Prise : 1/2 jours

    Séchage : 3 jours

    Finition : Brillant

    Issu d'une formulation innovante, ce médium mélangé aux couleurs les rend plus transparentes et brillantes. Sa prise en une demi-journée permet une superposition rapide dans le frais, pour une exécution "à la touche". Pour l'application de glacis, il faudra attendre 3 jours de séchage, afin de ne pas détremper les couches inférieures.

    Mode d'emploi : le médium siccatif Harlem  s'utilise soit à l'état pur ou soit en coupage jusqu'à 50% de sansodor.

     

    Le siccatif de Courtrai:

    siccatifdecourtraiblancok

     

    Référence : Siccatif

     

    Sans plomb. C'est le siccatif le plus clair. A base de zirconium. Il est transparent et par conséquent a un degré de jaunissement moindre.

    Mode d'emploi : la dose moyennes est d'une goutte pour une noix de couleur mais peut varier suivant les cas de 1 à 5 % (2 à 3 gouttes pour une noix de couleur). Cette addition sera réservée aux seules couleurs peu siccatives. Elle se fera donc par simple malaxage avec ces dernières sur palettes à l'aide du couteau et non pas par mélange au liquide du pinceau. Ce qui risquerait d'amener un excès de siccatif dans les couleurs qui sèchent normalement.

     

     Le vernis de retouche:

    vernisretouchsurfinok

     

    Référence : Vernis à retoucher

     

    Ce vernis permet de repeindre sur une peinture ancienne. Le solvant présent dans le vernis pénètre la surface picturale permettant ainsi à la résine contenus dans le vrenis de jouer le rôle d'une primaire d'accroche afin de favoriser l'adhérence de la retouche. Le second rôle est de faire disparaître les embus, en nourrissant ces zones en liant, l'ensemble du tableau reprenant une finition brillant uniforme. Ce vernis n'étant que provisoire, il est tout de même conseillé d'appliquer un vernis définitif après séchage à coeur : entre 6 mois et un an.

    Le vernis à retoucher surfin se comporte sensiblement, après application, comme les vernis traditionnels au mastic et à la térébenthine. Grâce à l'essence de pétrole qu'il contient, il s'infiltre très aisément dans la couche de peinture, sans risque de détrempe. Naturellement incolore, il ne jaunit pas en vieillissant. Existe aussi an aérosol.

    Mode d'emploi : le vernis à retoucher doit toujours être appliqués en frottis léger, avec une brosse douce et plus particulièrement sur les zones mates. Il sèche en quelques minutes.

     

    Et pour terminer: le vernis définitif=

    vernisvibertok

     

    Référence : Vernis

     

    Le vernis à tableaux J.G. Vibert est très fluide, s'étale et se travaille avec facilité pendant un temps suffisant pour couvrir de grandes surfaces. Il sèche rapidement, conserve souplesse et brillant sans voiler. Le vernis est prêt à l'emploi, ne pas le diluer à l'essence.

    Mode d'emploi : les vernis définitifs s'appliquent en couches en minces. Il est conseillé de croiser de manière à régulariser parfaitement l'épaisseur de la couche de vernis. Arrêter quand le vernis commence à tirer. Il vaut toujours mieux vernir deux fois avec un vernis dilué plutôt que d'appliquer une seule couche épaisse. Une exécution à l'huile exige un long délai de séjour à l'air libre avant de pouvoir être vernis : 6 mois à 1 an selon l'épaisseur de peinture. Un séchage complet dans un endroit chaud et aéré doit être réalisé avant le vernissage. Le tableau à vernir ainsi que le vernis devront être tiédis en les exposant à une source de chaleur durant quelques instants.

     
    Bonne découverte!
    Laurence
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  • Maroufler à la colle de peau

     Nous avons commencé nos exercices de marouflage par l'utilisation de la Perfax Vynile et textile: très facile!

     

    Reprenons maintenant la recette des anciens: le marouflage à la colle de peau:

    Photo7125.jpg

     

    Recette pour 3 panneaux 60x60 cm et son tissu de coton

    Photo7122.jpg50gr de colle en granulé ou poudre

    1/2 litre d'eau

    3 planches bois 60x60 en MDF 4mm

    3 tissus coton de 65x65 cm avec son monotype bien sec

    outils: 1 large spalter, un fouet, un bol pour bain marie, casserole, balance, taque de cuisson, chiffon

    Photo7121.jpg

     

    comment procéder?

    - faire gonfler la colle dans l'eau la veille

    - ensuite le jour du marouflage, chauffer le mélange au bain marie, en tournant régulièrement, ne jamais faire bouillir le mélange (sinon des peaux se figent)

     

    - appliquer 1 couche au spalter sur la planche, et sur l'arrière du tissu

    Photo7119.jpg

    - poser et chasser la bulle d'air ou les plis

    Photo7120.jpg

    - replacer une couche de colle sur la surface du tissu

    Photo7124.jpg

    !!! attention toujours placer la colle CHAUDE !!!

    Photo7126.jpg

     

    laisser refroidir et sécher, ensuite rabattre et coller les bords à l'arrière pour la finition.

    Bravo à Régine de Ciney pour la démonstration.

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  • Une collaboration artiste/écrivain

    Berlinde de Bruyckere et sa collaboration avec J.M. Coetzee

     

    Anne-Françoise de Ciney nous évoquait hier soir cette collaboration, afin de vous d'écrire un peu plus de quoi il s'agit, je vous invite à lire ce billet:

     
    berlinde01.jpgPour la guider Berlinde de Bruyckere a invité l’écrivain sud-africain et prix Nobel de Littérature J.M. Coetzee. « Non pas pour m’aider dans certains choix artistiques ou questions pratiques », lui écrit-elle, « mais comme source d’inspiration (…). Selon moi, c’est là que réside votre tâche (en votre qualité de commissaire) : me donner quelque chose qui me nourrisse, que je puisse digérer. Et recracher. »

    J.M. Coetzee et Berlinde De Bruyckere se connaissent depuis longtemps et admirent réciproquement leur travail. Ils ont collaboré l’année dernière à la publication We Are All Flesh (Rien que chair). De Bruyckere a relu tous les livres de Coetzee, a copié certains passages qui l’ont frappée, les a rangés par thème et en a fait un collage. Elle a procédé de la même manière avec ses propres œuvres, détachant des images de détails et les juxtaposant aux textes de Coetzee. Elle lui a envoyé le tout et a obtenu une réaction. «Nourrie par notre correspondance, j’ai graduellement découvert de plus en plus de liens entre son œuvre et la mienne », dit-elle à ce propos : « La mort d’animaux, la retenue, la douleur, la présence de la blessure et de la cicatrice (…) Son vocabulaire est subtilement omniprésent dans mon œuvre ».


    Berlinde%20De%20Bruyckere_Kreupelhout_MirjamDevriendt10_web.jpgBerlinde De Bruyckere ne demande pas à J.M. Coetzee une interprétation de son travail, comme il est d’usage avec les commissaires d’exposition et les historiens, mais plutôt un texte parallèle qui juxtapose leurs deux univers et, à travers cette association , rend visibles leurs points communs. Il lui envoie une histoire encore inédite : The Old Woman and the Cats. Elle se plonge dans l’histoire et lui fait jouer un rôle dans la création de sa propre œuvre.
    Ils entretiennent parallèlement une correspondance dans laquelle la plasticienne décrit minutieusement son processus créatif et l’écrivain le commente, y ajoute des associations, des suggestions, un nouveau texte accompagnant le titre... et contribue à la création de la sculpture.

    Berlinde%20De%20Bruyckere_Kreupelhout%20MirjamDevriendt12_web.jpgCoetzee vivant à l’autre bout du monde, l’un et l’autre tournent autour de sa création avec des mots. La collaboration complémentaire que Berlinde De Bruyckere a établie avec le commissaire adjoint Philippe Van Cauteren, directeur artistique du S.M.A.K., est toute différente. Van Cauteren vit à Gand et suit physiquement le processus de création dans l’atelier et à Venise en 2013. Leurs échanges se concentrent donc sur la réalisation visible, artistique de la sculpture et sur la place qu’elle occupe dans l’œuvre de l’artiste.

    Berlinde%20De%20Bruyckere_Kreupelhout_MirjamDevriendt12_installatie_WEB.jpg

    ci dessus, "CRIPPLEWOOD" BERLINDE DE BRUYCKERE - 55th VENICE BIENNALE 2013

     

    Excursion à Gand

    avec ma collègue Marie-Sophie Joie le samedi 29 novembre 2014

    découverte de l'artiste Berlinde de Bruyckere au S.M.A.K.(9€) ainsi que le Musée du Dr Guislain (6€expos folie/douleur).

    Départ à 8h30 de Jambes, embarquement à l'arrière du parking Acinapolis. Retour vers 18h.

     

    si vous êtes intéressés: un coup de téléphone au secrétariat de Namur auprès de Mme Charlier au

    n° de tel: 081/25.51.53. ou  081/25.51.59

    VOYAGE 5€ + les entrées aux musées à payer sur place.

    n°du compte "voyage 5€" BE 08775595016613

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  • Du cinéma...

     

    Une petite note de notre sous-directrice, Catherine Charlier;

    " Pour les amoureux du bon cinéma et de Venise ce soir sur Arte "La petite Venise" (l'envers du Venise touristique) rencontre entre un homme âgé et une jeune réfugiée chinoise. Plein d'humanité et de poésie et de belles photos ... la dernière. Belle soirée".  Catherine Charlier

     

    "La petite Venise" mercredi 19 novembre à 20h50 (92 min) sur ARTE

     

     

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    Synopsis

    Shun Li, immigrante illégale chinoise, travaille dans un laboratoire textile de la banlieue romaine pour obtenir ses papiers et réussir à faire venir son fils de huit ans en Italie. Soudain, elle est transférée à Chioggia, petite ville insulaire de la lagune vénète, pour travailler comme barmaid dans une taverne. Bepi, pêcheur d'origine slave surnommé le Poète par ses amis (en raison de sa facilité à composer des vers en un instant), fréquente cette petite taverne depuis des années. Leur rencontre est une évasion poétique de la solitude, un dialogue muet entre des cultures différentes, mais qui ne sont plus lointaines. C'est un voyage au cœur d'une lagune, qui sait être la mère et le berceau d'identités jamais immobiles. Cependant, l'amitié entre Shun Li et Bepi trouble les deux communautés, chinoise et chioggiotte, qui entravent ce nouveau voyage, dont elles ont peut-être simplement trop peur.

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    Titre original Io sono Li
    Réalisation Andrea Segre
    Scénario Andrea Segre, Marco Pettenello
    Acteurs principaux
    Sociétés de production Francesco Bonsembiante (Jolefilm), Francesca Feder (Æternam Films)
    Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie, Drapeau de la France France
    Genre Drame
    Sortie 2011
    Durée 98[1] à 110 min

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