• Se confronter aux arts urbains le 19 mars 2011

    Sortie «  visite de Sgraffitto » à Bruxelles le 19 mars

    Visite guidée de la maison Cauchie à 10h30 précises, suivie de visite de lieux alternatifs « Graffiti » à Anderlecht

     

     

     Que visiter:

     

    MaisonCauchie.jpg

     

    La Maison Cauchie à la rue des Francs n°5 1040 Bruxelles, à deux pas du Cinquentenaire

     

     

    l'espace urbain de la cité Marius Renard, terminus du tram 81 (en direction de Montgomery)

     

    Un musée très urbain et très ouvert

     

    DSC_1474.JPGOn peut parler de forêt urbaine. Ces dizaines de piliers qui soutiennent le ring à hauteur d’Anderlecht créent un singulier paysage : en plein milieu du parc de Neerpede, une succession de monolithes de béton divise la promenade le temps d’un no man’s land guère avenant. Or, les zones délaissées sont précisément les lieux de prédilection des graffeurs. Le graffiti n’existe jamais avec autant de force que quand il attire l’attention sur un chancre ou un non-lieu abandonné dans la ville. Ici, plus d’une centaine de fresques ont transformé l’endroit en un impressionnant musée à ciel ouvert…

     

    Méritocratie de la bombe

     

    DSC_1482.JPGDepuis 1990 et le début de l’organisation du mouvement à Bruxelles, les peintres ont trouvé en Neerpede le lieu idéal : chaque pilier offre deux cimaises, et l’on peut travailler sans trop de risque durant les quelques heures nécessaires à la réalisation d’une fresque. Dès lors, les compositions se sont multipliées à la vitesse de l’éclair, donnant lieu à une surenchère de créativité. Aujourd’hui, chacun des panneaux a été peint et surpeint des dizaines de fois. Quelques pièces sont à peine sèches et disparaîtront probablement demain, d’autres peuvent être admirées depuis des années et resteront encore longtemps : la méritocratie prévaut. Pour peindre un nouveau graff, il faut en couvrir un ancien. A priori, on ne peut couvrir une pièce que si l’on fera mieux. Du coup, même si cette loi tacite est loin d’être systématique, elle permet néanmoins au niveau d’augmenter encore et encore depuis vingt ans, au point de constituer aujourd’hui une galerie du graff réputée internationalement.

     

    DSC_1453.JPGSi les bombeurs sont activement recherchés au cœur de la ville, ils trouvent à Neerpede un vaste atelier où s’entraîner en paix et confronter leur pratique. La pratique est tout aussi interdite ici qu’ailleurs, mais le lieu est réputé “toléré” par les autorités, ce qui veut dire que l’on peut graffer sans risque de poursuites. Cependant, rien n’est écrit, et la police refrène par vagues les pratiques picturales des amateurs. Il s’agit de décourager les graffeurs qui, en pleine possession de leur art, pourraient menacer de colorer la ville. Dommage, se disent les promeneurs qui tentent la visite de Neerpede, au vu de la qualité des fresques présentées. Le danger de la punition fait pourtant bel et bien partie d’un art qui se définit par son illégalité. Reste, pour les promeneurs, à découvrir le musée le plus démocratique de Bruxelles, et certes l’un des plus vivants de la capitale…

    DSC_1494.JPGLes portraits ne constituent pas le thème privilégié du graff. Souvent, cicatrices, scarifications ou autres blessures notables les déforment. Smates aime opposer un traitement hyperréaliste à des giclées de couleur qui explosent la représentation. Waf transforme son lettrage en tatouage tribal qui traverse son portrait. © B. Maindiaux

     

    À l’origine du graff se trouve l’écriture. Neerpede fait encore la part belle aux lettrages, de plus DSC_1455.JPGen plus composés, complexes et tridimensionnels. Le dynamisme de la fresque prévaut sur sa lisibilité : c’est l’image qui parle, pas le mot. Le graffiti n’a pas de frontières. Morka vient de Croatie, Nychos d’Autriche et il expose en ce moment en solo dans une galerie londonienne. Les deux artistes ont collaboré à Bruxelles lors du dernier Kosmopolite Art Tour. On trouve à Neerpede une trace de ce duo temporaire : une scène joyeusement horrible dans la tradition des séries B qu’affectionnent de nombreux graffeurs.

     

     

    Comment s'y rendre?


    en transports en commun: terminus de la Ligne de tram n° 81 vers Montgomery

    en voiture:

    En venant de Bruxelles centre, prendre le ring en direction de Mons/Bergen, sortie 15. Le site est très facile à trouver, il suffit de se rendre à l’arrêt de tram “Marius Renard” qui est un terminus, il y a un parking aisé.

    vos guides: Mathias et Laurence

     

    CSC_1622.JPG

     

    Photos : Margo Jacquart

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  • Une sortie prévue en mai:

    22/05/2011
     

    Hastière "à Folle Allure"

    Carrefour artistique à facettes multiples : rencontres d'Art et d'Artisanat d'art, Concerts de musique classique et de musique du monde, animations pour tous, fête populaire.
    Dans les rues du centre d'Hastière-Lavaux et Hastière-par-delà, ainsi que sur la Meuse et ses rives et dans l'Abbatiale romane
    hastiere.jpg


    Lieu : Hastière Lavaux et par-delà
    Le but: ressortir les pinceaux et peindre en extérieur...afin d'effectuer une dernière mise au point avant la Baie de Somme.


    Informations complémentaires : 082/64 53 72 ou 082/644 434



    Mail :

    tourismehastiere@scarlet.be

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